Nouvelle vague de licenciements chez Uber qui ferme des bureaux à travers le monde


Moins de deux semaines après avoir licencié 3.7000 salariés, Uber vient
d’annoncer 3 000 nouvelles suppressions de postes et la fermeture d’environ
45 bureaux dans le monde. A ce jour, l’entreprise a réduit ses effectifs de
25 %, ce qui en fait l’un des plans sociaux les plus importants dans la
Silicon Valley depuis qu’a éclaté la pandémie de coronavirus à travers le
monde.


Dans le courriel adressé aux salariés Dara Khosrowshahi, le PDG d’Uber, a
expliqué que l’entreprise avait vu le flux des trajets chuter de 80% avec
les mesures de confinement décrétées à l’échelle internationale.


Les industries du voyage et du tourisme ont été très durement touchées par
la crise sanitaire. Outre Uber, Lyft et

Airbnb

ont également procédé à des licenciements massifs. Lyft a supprimé 17% de
ses effectifs le mois dernier et

Airbnb
a licencié 25% de son personnel au début du mois de mai.


Uber se recentre sur ses cœurs de métiers


C’est la deuxième vague de licenciements chez. Uber ce mois-ci. Au cours de
la première semaine de mai, l’entreprise a remercié environ 3.700 employés
à temps plein. Elle avait déjà licencié plus de 1.000 personnes en trois
phases à l’automne dernier. Uber a fait savoir que les suppressions de
postes annoncées cette semaine affecteront la plupart de ses départements
et régions à travers le monde.


Cet énième plan social s’accompagne de la fermeture d’environ 45 bureaux
ainsi que de son laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle
et son incubateur de projets. Uber étudie également des « alternatives
stratégiques
» concernant le service de travail intérimaire Uber Works. Le
géant américain va se recentrer sur ses cœurs de métiers que sont le
transport de passagers et la livraison de nourriture.


Dara Khosrowshahi a tout de même souligné que le point positif de
l’épidémie était la croissance d’Uber Eats. Mais, a-t-il tempéré, cette
expansion est loin de couvrir les dépenses de l’entreprise et l’activité
n’est toujours pas rentable. La semaine dernière, Uber a introduit une mise
à jour de son application instaurant les nouvelles

mesures de sécurité contre le coronavirus

qui prévoient notamment un port du masque obligatoire pour les chauffeurs
et les passagers.




Article de CNET.com adapté par CNETFrance


Image : Angela Lang/CNET



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