Salto : prix, date de lancement, catalogue et concurrence... ce qu'il faut savoir sur le Netflix à la française

Cet Article a été mis à jour le 06 février 2020 après la sortie d’un article des Echos postulant que le lancement de Salto serait repoussé à la rentrée prochaine, alors qu’il était initialement prévu au premier trimestre 2020. Si cela se vérifie, Salto se laisserait donc plus de temps pour proposer une offre aboutie à ses potentiels abonnés français.  

Dernièrement, Delphine Ernotte avait aussi apporté des précisions sur le financement de Salto. Dans le même temps, Challenges a pu obtenir quelques informations supplémentaires sur le projet de service de streaming par abonnement français. Nous nous en ferons l’écho ici.  

Sinon, vous retrouverez aussi notre analyse sur la stratégie de Salto et ses chances de réussite face à la concurrence féroce de Netflix et les autres géants du streaming par abonnement. Première information : avec des moyens plus restreints que les autres, elle devra se différencier et proposer une vraie alternative pour avoir une chance de réussite. 

Arrivée retardée pour Salto

Changement de programme, Salto pourrait finalement prendre plus de temps que prévu pour sortir du bois. C’est, en tout cas, ce que révèlait les Echos le 05 février, en soulignant la volonté de la plateforme d’émerger à la rentrée prochaine. Initialement, ses trois actionnaires (TF1, M6 et France TV) tablaient sur un lancement au premier semestre 2020. Le mois de mars avait même été évoqué avec insistance.  

Thomas Follin et les autres têtes pensantes de Salto ont donc changé leur fusil d’épaule sur le timing. Pourquoi ? Déjà, parce que le lancement précipité d’une plateforme pas parfaitement au point serait une catastrophe pour Salto. Pour rivaliser avec les géants américains du secteur (NetflixPrime VideoDisney+…), le service doit peaufiner son offre et proposer une offre distinctive aux consommateurs français.

 

En outre, l’arrivée de Disney+ dans l’Hexagone dès le 24 mars prochain est un autre frein. Fort de ses 28.6 millions d’abonnés (dans cinq pays, moins de quatre mois après sa sortie), la plateforme de SVoD de Mickey jouit d’une très belle côte. Salto n’a donc que très peu d’intérêt à coordonner son entrée sur le marché avec celle du mastodonte de Disney. 

Pour mettre toutes les chances de son côté, Salto prend donc le parti d’avoir un peu de retard à l’allumage, même s’il pourrait y avoir un prélancement dès cet été.  

La mise au point de Delphine Ernotte

Questionnée par les députés de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, Delphine Ernotte a évoqué Salto, le projet de plateforme de SVOD porté par France Télévisions, TF1 et M6. S’il est prévu pour l’année 2020, ses contours restent encore assez flous et la patronne de France Télévisions a profité de son audition pour lever quelques interrogations sur le financement et le statut du futur service de streaming par abonnement. C’est Numerama qui a initialement repéré l’information. 

Salto va prendre 0 euro de redevance”, “il s’agit d’une coentreprise dans laquelle on investit”… La dirigeante de France TV semble décider à distancier Salto de France TV. Labelliser la plateforme de SVOD comme simple émanation de France Télévisions serait évidemment une erreur. Le projet est porté à parts égales par l’audiovisuel public, TF1 et M6, les deux géants de la télévision privée hexagonale. Les trois groupes y investissent le même montant, “120 millions d’euros divisés par trois” sur trois ans, comme le précise Delphine Ernotte. Le coût de son déploiement n’aurait donc, de toute façon, jamais été supporté intégralement par les contribuables français. À ce titre, Salto a aussi un statut à part, conféré par sa gouvernance hybride. 

En revanche, cela ne nous dit pas non plus avec quel argent France TV va financer Salto. La grande majorité de son budget provient de la redevance. Le reste est, pour l’essentiel, tiré des recettes publicitaires et du parrainage. Difficile donc de savoir exactement comment le groupe va injecter des fonds dans Salto sans piocher dans sa part de la contribution à l’audiovisuel public. Affaire à suivre donc. 

Du nouveau pour Salto

Il y a quelques jours, Challenges a publié un article avec quelques insights. Finalement, Salto n’arriverait plus en mars 2020 mais à l’automne prochain. Aujourd’hui, le projet de plateforme piloté par Thomas Follin, ancien cadre chez M6, compte déjà une trentaine de salariés et elle n’a pas fini de recruter. Son développement technique s’appuie sur la société Bedrock, une filiale de M6 spécialisée dans la conception de plateformes numériques.

Toujours selon le site du magazine, chaque chaîne de France TV et des groupes M6 et TF1 aura son espace éditorial dédié sur la plateforme, de sorte que l’abonné retrouve des codes qui lui sont familiers lors de sa navigation. Aussi, si la mayonnaise prend, les services de replay des trois co-actionnaires auront vocation à disparaître. 

Nous vous avions déjà parlé d’un probable budget dédié à l’acquisition de contenus et l’information semble se confirmer. Le service de streaming tricolore devrait ensuite avoir une exclusivité de plusieurs années sur les programmes sur lesquels il a décidé de miser. 

Enfin, dernière information, sûrement l’une des plus intéressantes. La plateforme aurait prévu de recruter des rédacteurs et des “influenceurs” sur les réseaux sociaux pour assurer sa promotion du service et faire des recommandations de contenus aux abonnés potentiels. Bref, vous l’aurez compris, Salto s’active en coulisse pour réussir son pari et se faire une place, même petite, sur le concurrentiel marché de la SVOD en France. 

Salto va-t-il réussir à trouver sa place ?  

Lancer une alternative purement hexagonale sur le marché français est un beau projet sur le papier, personne ou presque ne dira le contraire. Mais Salto s’attaque à une montagne difficile à gravir, même si le service se défendra sûrement d’être en concurrence frontale avec les ogres du secteur. 

Netflix compte déjà plus de 5 millions d’abonnés en France et Amazon Prime Video a également de beaux arguments à faire valoir. Quant à Disney + prévu pour le 31 mars 2020 dans l’Hexagone, la plateforme de Mickey devrait finir de saturer un marché où les multinationales se pressent pour avoir une part de l’appétissant gâteau.

L’un des arguments les plus martelés depuis la genèse du projet est le “made in France”. Salto fera la part belle aux productions originales tricolores. Toutefois, il n’est plus vraiment certain que cela lui permette de se démarquer autant que souhaité. La production locale est aussi à la mode chez les géants du secteur. Netflix l’a prouvé récemment avec ses séries françaises Marianne, MortelFamily Business ou Plan Cœur et Prime Video prend la même direction

L’alliance de créations originales nationales et blockbusters de l’oncle Sam pourrait bien devenir un avantage décisif pour ces acteurs historiques du streaming. Conclusion : pour réussir, Salto ne devra pas seulement se limiter à ce positionnement très ciblé. 

Money, money, money

45 millions d’euros sur trois ans : c’était l’investissement initialement prévu par ses créateurs pour les trois premières années de Salto. Depuis il a été revu à la hausse, 135 millions pour 2020-2023, puis 250 millions avec les recettes de Salto.

Des sommes qui peuvent paraître très rondelettes, mais qui restent limitées en comparaison des montants injectés par la concurrence. En 2018 par exemple, Netflix a injecté plus de 8 milliards de dollars dans la production de ses créations originales. Cette différence risque de peser lourd, même si Salto se limite à l’Hexagone. Pour faire son trou dans la SVOD, il faut pouvoir dépenser sans compter (ou presque). 

 

Les dépenses de Netflix et les autres en 2017. (Source : Statista)  

Salto ne pourra évidemment pas se contenter d’investir dans la production, il faudra aussi mettre le paquet sur la promotion. La rentabilité est aussi souvent un eldorado difficile à atteindre dans le streaming par abonnement, un secteur où il faut investir massivement pour espérer émerger. Bref, les défis promettent d’être nombreux pour Salto et le petit poucet devra sûrement mettre les bouchées doubles pour atteindre ses objectifs.

Se différencier

Le petit nouveau de la SVOD devra se différencier pour atteindre ses objectifs. S’il essaye de faire du Netflix avec des moyens plus limités, il risque de se casser les dents.

Proposer un mélange de programmes des antennes de TF1, M6 et France Télévisions, avec des créations originales et un service de replay est un premier pas. En revanche, ce n’est pas une révolution et cela ne suffira sans doute pas à s’imposer comme une vraie alternative.

Côté curation, fini le temps du règne unique des algorithmes de recommandation qui passent à la moulinette les séries visionnées pour en proposer d’autres à la louche. Le service français aurait prévu de réintroduire de l’humain dans le processus avec des petites mains responsables de l’éditorialisation des contenus. 

Les différents chemins qui mènent un spectateur à se faire recommander la série The Defenders (source : Netflix et Usbek et Rica)  

C’est une façon de proposer des recommandations sûrement plus précises qualitatives que celles de la concurrence. C’est un atout potentiel qui pourrait augmenter son attractivité. Salto en aura besoin pour se démarquer et compenser son catalogue moins dense et attractif au lancement.

Reste que Salto arrive un peu après la bataille sur un marché où la concurrence est déjà très rude. Si l’optimisme est quand même de mise, elle risque d’avoir du mal à s’y faire une place au soleil, du moins à ses débuts.

Sinon, pour tout savoir sur Salto, voici un récapitulatif des réponses à toutes les grandes questions que vous vous posez peut-être sur la plateforme : 

Quel financement pour Salto ?  

 

Nous l’évoquions il y a peu en relayant une information de la Lettre A : France Télévisions, M6 et TF1, les trois groupes audiovisuels à l’origine du projet de “Netflix à la française”, auraient décidé de mettre plus d’argent sur la table. Adieu les 45 millions initialement annoncés, c’est 135 millions d’euros qui devraient désormais servir à financer le lancement de Salto. Également réparti entre les trois groupes audiovisuels, cet investissement revu à la hausse devrait permettre de couvrir tous les coûts de déploiement du service (création de la société, publicité, acquisition de programmes…).

Salto prévoit évidemment de s’approvisionner dans le catalogue des chaînes des trois actionnaires. Toutefois, elle ne peut pas s’en contenter, au risque de ne pas vraiment apporter de valeur ajoutée. Les têtes pensantes de la plateforme s’activent sans doute déjà pour acheter du contenu à des tiers et une partie du nouveau montant alloué devrait y être consacrée. Une bonne nouvelle qui permettrait à Salto de voir un peu plus grand. 

Autre paramètre à prendre en compte : la production de programmes originaux, comme le font déjà, entre autres, Netflix et Amazon Prime Video. Si ce n’est sans doute pas une priorité aujourd’hui, la question se posera forcément un jour ou l’autre. Sans contenus inédits, difficile d’être compétitif dans un marché de la SVOD où la concurrence est déjà très rude. Outre ce montant initial, Salto compte investir 250 millions d’euros supplémentaires, générés par ses futures recettes. Si le nouvel acteur du streaming y parvient, une portion non négligeable de cette somme devrait être dédiée aux créations originales. 

En attendant d’en arriver là, le triplement de sa dotation devrait lui permettre d’être plus crédible dans la course aux parts de marché du streaming par abonnement. Un secteur où les géants américains restent tout de même difficile à détrôner. 

Sinon, pour tout savoir sur Salto, voici un récapitulatif des réponses à toutes les grandes questions que vous vous posez peut-être sur la plateforme :  

Salto, c’est quoi ?

Un projet ambitieux qui a eu bien du mal à sortir de l’œuf. Salto est une collaboration inédite entre les trois géants de l’audiovisuel français : TF1, M6 et France Télévisions. Leur idée ? Proposer aux téléspectateurs hexagonaux une nouvelle plateforme de vidéo à la demande par abonnement, alimentée par leurs programmes respectifs. L’ambition ? Devenir une alternative crédible à Netflix et consorts, tout en endiguant la progression massive des géants du secteur dans les foyers.


Sinon, Salto promet d’être un service de streaming par abonnement tout ce qu’il y a de plus classique, comme Amazon Prime Video, Disney+ ou Apple TV+. Seule vraie différence, sur la plateforme française, vous pourrez regarder les chaînes des trois groupes en direct et accéder à vos programmes préférés en replay. Aujourd’hui, le projet est sur de bons rails, même si sa route a longtemps été semée d’embûches.

Pourquoi c’était si compliqué de se lancer ?

L’idée d’une alliance pour rivaliser avec les leaders de la vidéo à la demande n’est pas nouvelle. Dès 2013, le patron de M6 Nicolas de Tavernost se disait favorable à un partenariat avec TF1. Six ans après, son souhait devrait donc finalement bientôt être exaucé. Si les tractations ont été particulièrement longues avant d’aboutir, la suite du processus fût aussi laborieuse. L’Autorité de la concurrence veille au grain pour éviter toute dérive et les pourparlers ont été particulièrement laborieux. Plutôt logique étant donné le poids combiné des trois groupes dans l’audiovisuel français et les conséquences que pourraient avoir un tel partenariat pour les autres offreurs, s’il n’est pas assez encadré. . 


Pour obtenir l’autorisation de se lancer, ils ont donc dû faire plusieurs concessions. Première et non des moindres, Salto ne pourra pas piocher autant d’exclusivités qu’il le souhaite dans les catalogues de ses maisons-mères. L’Autorité de la concurrence a plafonné le volume horaire de séries exclusives à 40 % du catalogue proposé aux futurs abonnés. Le monopole de la plateforme sur lesdits contenus sera aussi limité dans le temps. Deux obstacles qui risquent de peser sur son attractivité.

Décollage imminent ?

La date de lancement officiel reste assez floue et les chaînes n’ont pas encore communiqué dessus. À priori, Salto devrait arriver au plus tard au deuxième semestre 2020, même si le premier semestre de cette même année a aussi été évoqué. L’échéance se rapproche et plus de précisions devraient sans doute bientôt arriver.

Pour quel prix ?

Là non plus, il n’y a rien de publiquement acté. Toutefois, l’abonnement mensuel devrait être compris entre 2 et 8 euros, avec plusieurs formules. La différence entre les forfaits pourrait se jouer sur des critères comme la définition (standard, HD, ultra-HD) ou la possibilité ou non de se connecter simultanément à plusieurs sur un même compte. L’offre premium pourrait aussi intégrer son lot d’inédits et d’exclusivités et la différence pourrait donc aussi se jouer sur les contenus.

Qui est aux commandes ?

Après avoir obtenu l’accord de l’autorité de la concurrence, Salto a logiquement mis en place sa gouvernance. C’est Gilles Pélisson, PDG de TF1 qui présidera son conseil de surveillance, au moins jusqu’en en 2021. Longtemps pressentie, Delphine Ernotte, dirigeante de France Télévisions, a finalement décidé de laisser la main. Thomas Folin a lui été désigné directeur général de la plateforme. L’ancienne tête pensante de la distribution et de l’innovation digitale des antennes du groupe M6 a pris ses fonctions à la mi-septembre. Il aura la lourde tâche de faire réussir Salto dans un marché où la concurrence est très rude.

Gilles Pélisson, patron de TF1 et boss de Salto. 

Quid des contenus ?

C’est la grande question. Et comme pour les autres gros points d’interrogation, les trois groupes ont été assez avares d’informations. À en croire le communiqué qui officialisait son lancement prochain, Salto « permettra de retrouver tous les meilleurs programmes de télévision des trois groupes (le direct et le rattrapage), mais aussi de découvrir des programmes inédits ». Nous voilà bien avancés. Toutefois,  si on ne sait pas exactement ce qui figurera au catalogue, on a une idée plus claire de ce qui n’y figurera pas.

Sur le plateau de France Inter, Takis Candilis, le directeur général de France Télévisions, a confirmé que certains des programmes phares du groupe ne seraient pas disponibles sur Salto. En tête, Cash Investigation, le magazine d’enquête présenté par Élise Lucet et l’un des plus gros succès d’audience de l’audiovisuel public. “Aujourd’hui Cash Investigation est une marque de la télévision linéaire, et nous souhaitons qu’elle soit la mieux exposée sur la télévision linéaire”, a-t-il précisé dans l’émission l’Instant M du 26 août dernier. En clair, France TV ne prévoit pas d’approvisionner Salto avec ses meilleurs contenus, et sûrement pas directement après leur diffusion à l’antenne.

Takis Candilis au micro de Sonia Devillers sur France Inter. 

Que déduire de ces déclarations ? Salto ne devrait donc pas proposer beaucoup de contenus “chauds”. Pour voir les émissions à forte valeur ajoutée, il faudra se cantonner aux services de replay gratuits des différentes chaînes. Au départ, la plateforme devrait donc surtout être approvisionnée avec les stocks de films et séries que les trois groupes ont en réserve. À terme, peut-être produira-t-elle ses propres créations originales, comme Netflix et les autres. Reste que nous n’en sommes pas encore là, et que les déclarations de Takis Candilis ne laissent rien augurer de très bon pour Salto. 

Comment y accéder ?

Sur ordinateur, mobile, tablette et télévision connectée disposant d’une connexion Internet. On peut aussi raisonnablement s’attendre à une application sur smartphone. Aux dernières nouvelles, Salto ne sera pas directement accessible via nos box internet. C’est Numerama qui rapportait l’information au début du mois dernier. “Dans un premier temps, Salto sera accessible directement aux consommateurs, sans passer par les box”, a déclaré Nicolas de Tavernost, le patron de M6.

Un choix assez étonnant, il y a des box dans l’essentiel des foyers hexagonaux et la plateforme française aurait pu bénéficier de ce levier pour s’y implanter. Mais les chaînes ont donc préféré être totalement indépendantes des fournisseurs d’accès à Internet. Audacieux, surtout que la concurrence elle, ne se prive pas de nouer des partenariats avec ces mêmes opérateurs.

De quoi concurrencer Netflix ?

Cela ne vous a sans doute pas échappé, mais la concurrence explose sur le marché de la SVOD. Salto est loin d’être le seul service à faire le grand saut en 2020. Apple TV+, Disney+, Peacock et HBO Max comptent aussi venir titiller le leader Netflix. En plus de leurs contenus emblématiques (Friends, The Office, Star Wars, Marvel…), ils vont investir massivement et proposer des tarifs agressifs pour conquérir le maximum d’abonnés. Face à l’arsenal américain, Salto paraît bien démuni. Les chaînes à l’initiative du projet ont annoncé investir au moins 50 millions d’euros dans la plateforme. Une somme qui paraît dérisoire à côté des montants mis sur la table par ses rivaux.

 

Classement des plateformes VOD et SVOD en France avant l’arrivée des nouveaux offreurs sur le marché (source : CNC) 

Et que dire de Netflix ? L’année dernière, l’ogre du secteur a investi plus de 8 milliards d’euros pour ses créations originales, et il compte déjà plus de 5 millions d’abonnés en France… Avec son stock de séries et films datés, Salto paraît aussi à la traîne face aux hits originaux et sans cesse renouvelés de Netflix et compagnie. Difficile de mettre Plus Belle la Vie et Stranger Things au même niveau… Certes, le service français devrait être cantonné à l’Hexagone. C’est donc logique qu’il ne dispose pas des mêmes gigantesques moyens que la concurrence. Reste que son ambition affichée est de jouer dans la même cour. Sur le papier, cela paraît en tout cas vraiment compliqué…



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